Désarmée,
désarmante
Le premier mot de Léon XIV au monde a été « paix ». Pas une paix d’équilibre de la terreur : une paix « désarmée et désarmante, humble et persévérante ». Ça commence par toi.
Comprendre
Deux mots
Désarmée : une paix qui ne repose pas sur la peur, les menaces et les arsenaux. Le pape le répète : aucun algorithme, aucune arme ne rend la guerre moralement acceptable.
Désarmante : une paix qui fait tomber les défenses de l’autre. Celle d’un sourire qu’on n’attendait pas, d’un pardon, d’une main tendue qui rend l’agressivité absurde.
Il en a fait le thème de son premier message pour la Journée mondiale de la paix (1er janvier 2026), et a annoncé pour 2027 : « Désarmer la technique, servir la paix ». Au Stade de France, il a résumé : « Notre seule arme est celle de l’amour qui se donne. »
Dans Magnifica humanitas, il propose même de « désarmer les mots ». C’est là que nous pouvons tous commencer.
12 gestes de paix
Ne pas commenter sous le coup de la colère. Attendre une heure. Souvent, on ne poste plus.
Quitter les groupes où l’on se moque de quelqu’un. Ou y prendre sa défense.
Ne pas partager une info sans l’avoir vérifiée, surtout si elle confirme ce qu’on pense déjà.
Demander pardon en premier, même quand on a « un peu raison ».
Un repas par semaine sans écrans.
Inviter à sa table celui qui mange seul.
Refuser de participer à une rumeur.
Se faire un ami juif, musulman, protestant, orthodoxe, et parler vraiment.
Se confesser : la paix commence dans le cœur.
Prier chaque jour pour un pays en guerre, en l’appelant par son nom.
Soutenir les associations qui accueillent les réfugiés.
Se renseigner sur un conflit oublié, et en parler autour de soi.
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.
Dite « prière de saint François » ; texte français paru en 1912.